Les 6 étapes pour devenir freelance

freelance indépendant devant ordinateur

Le freelancing est une voie que de plus en plus de salariés et d’entrepreneurs décident d’emprunter. C’est l’opportunité d’être libre et indépendant, de choisir ses propres horaires, ses clients et ses missions. Mais c’est aussi beaucoup plus de responsabilités. Il est de votre responsabilité de vous occuper des tâches administratives, de la relance de facture jusqu’à la prospection. Alors pour se lancer sereinement voici ici 6 étapes essentielles à traverser pour devenir freelance l’esprit tranquille.

Evaluer son potentiel

Si vous décidez de devenir un travailleur indépendant, il est important avant toute chose de mener votre propre évaluation. Le principe étant de définir clairement vos domaines de compétences et ce que vous pourrez offrir comme valeur ajoutée à vos futurs clients. Cette auto-évaluation vous amènera à étudier également votre niche professionnelle. C’est-à-dire regarder ce que font les autres freelances qui travaillent dans le même domaine que le vôtre, une sorte de veille sur la concurrence. Enfin, toujours dans le même objectif de définir ses compétences, identifier votre clientèle cible.  Pour cela, posez-vous deux questions très simples mais essentielles : qu’est-ce que je propose ? à qui je le propose ? Cela vous aidera à affiner la recherche de vos clients en rapport avec vos compétences métiers.

Choisir son statut

Au moment de vous lancer comme freelance s’offrira à vous différents statuts : l’Entreprise Individuelle (EI), l’Entreprise Individuelle à Responsabilité Limité (EIRL), mais aussi l’EURL et la SARL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limité ou Société Anonyme à Responsabilité Limité), les statuts SAS et SASU (Société par Action Simplifié et Société par Action Simplifié Unipersonnelle), le portage salarial et enfin la micro-entreprise. Vous trouverez le détail dans cet article dédié du blog needle. Il faut les étudier en profondeur pour trouver celui qui conviendra le mieux à votre projet et à votre situation.  Afin de vous aider à faire votre choix, il faut prendre en compte certains paramètres comme la fiscalité à laquelle vous allez être soumis, le niveau de responsabilité que vous allez engager, et les différents degrés de difficultés administratives selon le choix du statut et le régime social auquel vous serez affilié. Quand vous êtes à cette étape n’hésitez surtout pas à demander aux connaissances qui ont eu affaire à la même problématique ou bien à vous rendre dans la chambre de commerce la plus proche de vous, afin d’obtenir des réponses par des experts sur ces questions-là. 

Penser aux activités supports de votre activité

Le choix du statut n’est qu’une étape. Au début de votre activité de freelance, vous devrez aussi réaliser des taches connexes à l’activité principale. C’est ici qu’une grande partie de l’administratif doit être géré. Vous devez vous inscrire à la protection sociale qui correspond à votre statut juridique. Il faut aussi souscrire une mutuelle santé et des assurances pour votre activité. Il vous est recommandé d’ouvrir un compte bancaire consacré à celle-ci. Au lancement de votre boîte, avoir des liquidités est un plus non négligeable. Préparez-vous à gérer une comptabilité et également a acheté les outils nécessaires à la bonne tenue de vos missions, mais donc aussi à la bonne santé administrative de votre business. Les tâches administratives peuvent être assez facilement automatisable pour vous faire gagner un temps précieux. Mais pour cela il faut y consacrer une partie de son temps pour lancer le processus. Attention de ne pas vous laisser déborder, le plus important est de remplir les missions de vos clients et non pas de travailler sur la gestion de votre entreprise.

Construire son ADN, son idendité

Une fois l’évaluation de votre potentiel fait et le choix du statut décidé, vient le moment lancer votre business. Afin de vous faciliter la tâche ne lésiner pas sur votre Personnal Branding. Vous êtes votre propre commercial et porte étendard, c’est à vous de vous vendre du mieux possible. Pour cela, alimenter vos réseaux sociaux professionnels, que votre carnet d’adresses sache que vous êtes travailleur indépendant. Vous pouvez tenir un site personnel qui détaillera vos prestations et vous présentera ou bien vous pouvez avoir un blog personnel où on pourra en apprendre plus sur vous et ce qui vous motive. Si vous ne savez pas comment trouver des clients, faîtes vous référencer sur les plateformes de Freelance, c’est un très bon moyen pour dénicher ses premiers prospects. Quand on se lance, il est très important de revoir son CV, et de l’adapter à vos prospects. Penser à vous créer une adresse mail personnalisée ainsi que des templates pour vos factures et devis. Confectionnez-vous également un book au fil de vos missions, c’est la vitrine de votre activité. Le book rassure les futurs clients et justifie le fait que l’on fasse appel à vous. Il est également utile de créer des cartes de visite.

Enfin, sachez présenter votre activité de façon brève et percutante avec un pitch d’une ou deux phrases qui serviront à attirer l’oreille de potentiels futurs clients. 

Organiser son temps et son espace de travail

Être freelance, c’est souvent devoir trouver son propre espace de travail, et c’est aussi organiser de façon efficiente son temps de travail. Au niveau de l’espace tout d’abord, si vous travaillez depuis chez vous, il est important d’avoir un endroit consacré au travail différent de celui où vous vous détendrez. Avoir un bureau, confortable, dans une pièce lumineuse est un plus. Si vous ne voulez pas être seul, ou que vous n’avez pas la place pour un bureau, il y a les espaces de co-working, les incubateurs, où vous pouvez aussi approfondir votre réseau professionnel. Enfin, à moins que vous puissiez travailler depuis les locaux de votre client, il reste toujours les cafés ou les bibliothèques qui peuvent être adaptés. Au niveau du temps de travail, vous êtes le seul responsable à bord. C’est vous qui décidez du moment le plus opportun pour travailler selon l’organisation de votre journée. Se dégager des plages d’horaires fixe est recommandé pour conserver un rythme de travail régulier.

Surveiller sa trésorerie

Maintenant que vous êtes freelance, vous devez aussi apprendre à gérer votre trésorerie. Il faut anticiper les marges, les commissions révérées aux intérimaires (cabinets, agences, plateformes digitales), faire face aux dépenses liées à la bonne tenue de votre travail (achat de logiciel par exemple) et, évaluer le prix de ses prestations. C’est souvent un moment délicat lors des premières missions quand on ne sait pas comment définir justement le prix de son travail. Renseignez-vous en regardant les tarifs de la concurrence. Calculer aussi de combien vous aurez besoin pour être bénéficiaire. Au début, les freelances ont souvent tendance à être à des tarifs assez bas pour décrocher des missions. Mais attention un prix trop bas peut-être synonyme de mauvaise qualité aux yeux d’un client. A contrario ne surévaluer pas non plus vos prestations. Cela aura pour conséquence de refroidir les possibles clients de venir vous contacter. 

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